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ACTUALITES//

# reGeneration 2 photographes de demain

Musée de l'Élysée, Lausanne.

16/06 – 26/09/2010

# reGeneration 2 photographes de demain

Rencontres de la photographie, Arles.

03/07 - 19/09/2010

# Festival Voies Off

Rencontres de la photographie, Arles.

03/07 - 10/07/2010

EXPOSITIONS Collectives//

Défi Expo,

Paris

2/09 - 7/09/2009

Exposition Internationale Jeunes Artistes

Tournai

20/06 - 11/07/2009

Images fixes, images en mouvement

Université de Lille 3 et ERSEP, Tourcoing

19 février 2009

Sans Repentir,

Espace Louis Feuillade, Lunel

mai 2008

On est pas loin...

Maison de la Cure à St Réstitut

mars 2008

Hôtel Rivet

Galerie des Arènes, Nîmes

janvier 2007

Salle des Mariages et après?

Garon

avril 2006

EXPOSITIONS personnelles//

Still Life,

musée d'histoire naturelle, Nîmes

6/03 - 30/06/2009

PRIX //

Exposition Internationale Jeunes Artistes,

> Prix artistique de la ville de Tournai

PUBLICATIONS //

Appendice

n°3, février 2009

Parade

n°8, janvier 2009

reGeneration²

photographes de demain

First Person Shooter

Cette seconde série fut réalisée durant une mission d’entrainement dans un camp en Afghanistan des forces américaines. Loin de l’agitation des stands de tir et des explosions, j’ai arpenté la zone à la recherche des autres soldats. Je les découvre pour la première fois en dehors de l’effervescence des missions, jouant au basket-ball, faisant de la musculation ou simplement assis. Je les photographie alors dans cet instant de pause, de loin puis de près. Je traque ces visages de synthèse à la recherche d’une lueur. il émane des regards une sensibilité étrange. Les visages des soldats portent les marques de l’horreur et de la souffrance et pourtant, au delà de l’anthropomorphisme hyper réaliste, on pressent comme une vague indifférence...

Vice City

La série Vice City traite du paysage. Dans les jeux vidéo celui-ci tient un rôle secondaire, posé comme simple décor pour l’action. Au rythme ralenti de mes promenades, j’ai parcouru ces espaces oubliés des joueurs. Les photographies donnent à voir des espaces en marge, désertiques et industriels. Images inscrites dans l’histoire de l’art, l’esthétique rappelle à la fois la photographie contemporaine, l’estampe japonaise et la peinture. Pourtant elles restent des archétypes de paysage; des images fantasmées d’un paysage intemporel. Le trouble plane sur la nature et l’origine de ces photographies flottantes.

Pikini

L'univers de la miniature est un monde maitrisé, rangé, organisé, soumis et inaltérable. La vie y est figée, le temps, celui de la contemplation. J'observe ces immenses plateaux de mondes reconstitués, ces réseaux de chemins de fer, les rails, les gares peuplées de personnages minuscules, les rues riches en détails, les bâtiments acollés les uns aux autres, les terres agricoles et le bétail qui bordent les chemins de fer, les baigneurs isolés, des ponts et des maisons, réalisés dans un grand soucis du détail. L'illusion devient réalité. Dans l'obscurité, ce monde s'anime alors sous les lumières fébriles des réverbérés et de la signalétique. Fasciné, j'observe cette vitalité nouvelle des villes et villages dont l'immobilité vacille aux passages des trains. Mon regard est attiré par la lumière fragile qui émane de maisons isolées placées aux extrémités des plateaux. Maisons de campagnes, villas, cabanes ou fermes, ces bâtisses isolées tranchent par leur singularité. Mon appareil semble inapte à saisir les architectures dans leurs totalités, je n'enregistre que les parcelles que la lumière environnante et intérieure révèle. La lumière soulève trop brièvement les pans de l'obscurité. Mais dans cette atmosphère baignée d'obscurité, les choses tendent a se dématérialiser. La réalité reste flottante.

Open world

Que se passe-t-il la nuit dans un monde virtuel?

Au rythme ralenti de mes promenades, j’ai parcouru des espaces oubliés des joueurs, en marge de l’action. Le trouble plane sur la nature et l’origine de ces photographies flottantes. Ici, les choses tendent à se dématérialiser dans des atmosphères brumeuses; s’agit-il d’une région perdue du monde? D’un rêve étrange ou encore d’une vision post-apocalyptique? Mes photographies offrent des éléments de lisibilité contradictoires. Le temps est une notion récurrente dans mon travail. En effet, quelle valeur a-t-il dans un monde virtuel? Quelles traces laisse-t-il sur ces images extraites d’un univers programmé? Y’a-t-il des failles, des instants de flottement? Si les titres marquent le temps, les éléments des photographies restent imprécis. Ils se dérobent et se perdent dans l’atmosphère sombre et diffuse. Les lieux, les hommes, la nature semblent s’évanouir. Est-ce l’appareil photographique qui est inapte à saisir cet univers? Ou bien est-ce l’esprit qui peine à en saisir les contours? Ce flou renvoie à l’immatérialité et à la fugacité des rêves.

Karachi

Les séries Karachi et First Person Shooter, ont étés réalisées dans des jeux videos. J’ai parcouru cet espace virtuel troublé au rythme des missions imposées. Dans la peau d’un soldat, j’ai rampé parmi les tirs, les coups et les explosions, j’ai tué, j’ai lutté. Immergé corps et âme dans cet univers d’instabilité, je suis allé jusqu’aux limites du jeu et de son histoire. Photographe reporteur de guerre, j’ai arpenté les territoires reconstitués de Karachi. Observateur patient, j’ai attendu caché derrière la carcasse d’une voiture et blotti dans un recoin d’une rue dévastée, ces images prises sur le vif d’une guerre hors du temps et de l’histoire. Dans l’espoir de la bonne photographie, j’ai forcé parfois la programmation du jeu, obligeant mes compagnons virtuels au combat. J’ai ainsi traqué sous les couches de la réalité virtuelle, les traces d’une humanité. Karachi est un récit universel et intemporel.